Le métier :
Tu es le scientifique du vin et le garant du goût. À la fois chimiste et expert en dégustation, tu conseilles les vignerons pour créer le meilleur vin possible. Tu interviens de la vigne jusqu’à la mise en bouteille. C’est un métier de haute précision qui mêle science et intuition sensorielle.
Quelles sont tes missions au quotidien ?
Analyser :
Suivi biologique et
chimique des vins en
laboratoire pour contrôler
leur évolution et leur
qualité.
Créer et assembler :
Dégustation quotidienne
pour décider des assemblages
(mélange des
cépages), la signature des
vins de Nouvelle-Aquitaine,
réputés dans le monde
entier.
Conseiller :
Accompagnement technique
des vignerons (dates de
vendanges, choix des
méthodes de vinification)
pour réussir leur millésime.
Les compétences requises
Scientifiques et diagnostiques : décrypter les analyses de laboratoire, comprendre la microbiologie complexe du vin et prévenir le moindre défaut lors des différentes fermentations.
Expertise et recommandation : orienter les décisions techniques des producteurs (dates idéales de récolte, méthodes d’extraction) et prescrire avec justesse les traitements ou intrants nécessaires.
Organoleptiques et normatives : évaluer le potentiel d’un moût ou d’un vin grâce à une dégustation analytique très pointue, tout en garantissant la conformité juridique des produits face à la législation vitivinicole.
Les études requises :
BAC+3 : Licence en Biologie, Chimie, Agronomie ou Licence Pro spécialisée.
BAC+5 : DNO (Diplôme National d’OEnologue).
ISVV (33), Bordeaux Science Agro (33)
Salaire débutant
Débutant·e (sortie d’études intégrant un laboratoire d’analyses ou une cave coopérative) : environ 1 700 € à 2 000 € net par mois.
Profil qualifié (consultant·e expérimenté·e accompagnant plusieurs propriétés ou directeur·rice technique de domaine) : entre 2 500 € et 4 500 € net (les œnologues-conseils de renommée internationale, parfois appelés « flying winemakers », perçoivent des honoraires bien plus élevés).
Le saviez-vous ?
Saviez-vous que l’œnologue est souvent qualifié de véritable médecin du vin ? Loin de se contenter de faire tourner son verre, ce professionnel de la biochimie passe une grande partie de son temps en blouse blanche à scruter des échantillons. Face à une cuve dont la fermentation s’arrête brutalement, c’est lui qui pose le diagnostic clinique et prescrit le remède d’urgence pour sauver le millésime !