Le métier :
Tu es un artisan d’art au service du vin. Tu transformes le chêne brut en barriques qui serviront à élever les plus grands crus du monde. C’est un savoir (assez physique !) qui demande une grande habileté manuelle. Sans ton expertise, le vin n’aurait pasles mêmes arômes.
Quelles sont tes missions au quotidien ?
Assembler :
Sélection et montage des
« douelles » (planches de
chêne) pour former la coque
du fût (la « mise en rose »).
Chauffer :
C’est ta signature. Tu
maîtrises le feu pour la
« chauffe » de la barrique,
qui donnera au vin ses
notes de vanille ou de
grillé.
Finir :
Pose des cercles métalliques,
ponçage et test
d’étanchéité rigoureux. Le
produit doit être parfait.
Les compétences requises
Artisanales et de façonnage : sélectionner méticuleusement les merrains de chêne, tailler les douelles avec une géométrie parfaite et procéder au montage du fût sans avoir recours au moindre clou ni colle.
Thermiques et aromatiques : dompter l’eau et le feu lors de l’étape du cintrage pour courber le bois, et ajuster l’intensité de la chauffe (le bousinage) qui définira l’empreinte gustative que la barrique transmettra au vin.
De précision et de finition : cercler solidement l’ouvrage, s’assurer de l’étanchéité absolue du contenant et réaliser les ultimes étapes de ponçage ou de marquage avant l’expédition vers les domaines viticoles.
Les études requises :
CAP : CAP Tonnelier
CFA Cognac (16), CFA de Blanquefort (33)
Salaire débutant
Débutant·e (titulaire d’un CAP tonnellerie tout juste sorti d’apprentissage) : autour de 1 426 € à 1 550 € net mensuels.
Profil qualifié (compagnon expérimenté maîtrisant toutes les subtilités de la chauffe ou chef d’atelier) : de 1 800 € à 2 500 € net (les artisans d’exception, les Meilleurs Ouvriers de France ou ceux spécialisés dans la réparation de foudres gigantesques peuvent négocier des revenus bien supérieurs).
Le saviez-vous ?
Saviez-vous que cet artisan du bois est en réalité le tout premier « parfumeur » du vin ? L’étape spectaculaire de la chauffe au brasero (le bousinage) ne sert pas uniquement à assouplir et cintrer les douelles. Ce feu, géré à la seconde près, caramélise les sucres naturels du chêne. C’est précisément l’intensité de ces flammes qui déterminera si la barrique transmettra au futur millésime des notes délicates de vanille, de café torréfié ou d’épices douces !