Conducteur(trice) de ligne embouteillage

Le métier :

Tu es un pilote industriel. Tu gères l’étape finale et décisive :
la mise en bouteille, l’étiquetage et le conditionnement du vin avant son expédition. Tu es aux commandes d’installations automatisées de haute technologie (robots,
mireuses électroniques) où la précision et la cadence sont reines.

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Quelles sont tes missions au quotidien ?

Piloter :

Réglage et paramétrage
des machines (vitesse,
format des bouteilles, pose
des étiquettes) pour lancer
la production.

Contrôler :

Surveillance constante de la
qualité (niveau du vin,
bouchage parfait, étiquetage
droit). Tu es le dernier
rempart avant le client.

Maintenir :

Intervention technique en
cas de panne, entretien du
matériel et nettoyage de la
ligne.

Les compétences requises

Paramétrage et pilotage : configurer les automates, régler les vitesses de production et synchroniser parfaitement l’enchaînement des machines (rinceuse, tireuse, boucheuse, capsuleuse, étiqueteuse) en fonction des formats traités.

Vigilance et conformité : vérifier en temps réel la qualité du conditionnement (précision des niveaux de vin, étanchéité du bouchage, alignement au millimètre des habillages) et isoler immédiatement la moindre anomalie sur les convoyeurs.

Diagnostic et mécanique d’urgence : détecter les bruits suspects, intervenir à la seconde sur les bourrages pour relancer la chaîne, et assurer l’entretien préventif ainsi que la maintenance de premier niveau du parc matériel.

Les études requises :

CAP : CAP Conducteur d’installations de production.

 

BAC : Bac Pro BIT (Bio-Industries de Transformation) ou Bac Pro PLP (Pilotage de Ligne de Production).


Formation continue : CQP Conducteur de ligne de conditionnement.

Lycée Louis Delage (16)

Salaire débutant

Débutant·e (titulaire d’un Bac Pro Pilote de Ligne de Production ou d’un CQP récent) : entre 1 450 € et 1 600 € net par mois.

Profil qualifié (expert·e en réglages pointus, gestion des pannes complexes ou chef d’équipe) : de 1 700 € à 2 200 € net mensuels (les horaires décalés en 2×8 ou 3×8 lors des fortes périodes de tirage génèrent souvent des primes supplémentaires).

Le saviez-vous ?

Le conducteur de ligne est l’ultime rempart contre le pire ennemi du vin : l’oxygène ! À des cadences folles pouvant dépasser les 10 000 bouteilles à l’heure, il doit paramétrer la boucheuse avec une précision d’horloger. Juste avant que le bouchon ne scelle le goulot, la machine fait le vide d’air ou injecte un gaz neutre (comme l’azote ou l’argon) en une fraction de seconde. Sans ce réglage ultra-rapide et millimétré, même le plus exceptionnel des crus s’oxyderait prématurément dans sa bouteille.